samedi 19 juillet 2008

Québec fait la courte échelle à ses athlètes

Olivier Artis - Journal de Montréal - 16 juillet 2008
Pour faire grimper les Québécois sur le podium olympique de Vancouver 2010, le premier ministre du Québec, Jean Charest, leur fait la courte échelle avec des liasses de billets. Il verse ainsi 5M$ au Comité d’organisation des Jeux olympiques et paralympiques de 2010 à Vancouver (COVAN).[...]
«Pour nous, les athlètes, le prochain objectif est Vancouver 2010. C’est pour cela qu’il est nécessaire de sentir de l’appui de programmes comme À nous le podium 2010 et Équipe Québec. Plus on y met de l’argent et plus on ressent les effets sur nous. Ça peut se traduire par un entraîneur supplémentaire, deux physiothérapeutes qui vont me suivre, du financement pour un parcours enneigé», confie Dominique Maltais, représentante des athlètes de Vancouver 2010 et médaillée olympique en planche à neige, aux JO de Turin, en 2006.

Prometteur

Dominique Maltais estime qu’une quinzaine de jeunes athlètes québécois, telle Joannie Rochette, en patinage artistique, monteront possiblement sur le podium aux prochains Jeux. Elle qui se dit également prête pour ces JO, poursuit son entraînement six jours par semaine.

jeudi 17 juillet 2008

Ski legend quits his job so son can star on slopes

Autre sport, autre mœurs.
Gary Kingston, Vancouver Sun - July 17th 2008
Ken Read, the one-time Crazy Canuck whose stable, determined leadership helped revive the fortunes and finances of Alpine Canada, has resigned as president, saying his son will reap the benefit. [... because of an Alpine Canada policy that prohibits parents of skiers on national teams from being executives.] [...Other Canadian sport federations don't have as strict a policy as Alpine Canada. Read's brother, Ron, works for Ski Jumping Canada, where Ron's son, Stefan, is a national team member. And Yves Hamelin is the short-track director for Speed Skating Canada while his son, Charles, is on the team.]
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lundi 14 juillet 2008

Des photos du camp

Merci les filles!



C'est pas parce que c'est beau que vous vous entrainez moins fort...

Le maire de Québec sous le charme

Radio-Canada - 13 juillet 2008
En visite à Calgary dans le cadre du Stampede, le maire de Québec, Régis Labeaume, a exprimé son admiration devant le centre d'entraînement de patinage de vitesse de Calgary. [...] M. Labeaume aimerait faire de l'anneau Gaétan-Boucher un centre d'entraînement pouvant desservir tout l'est du pays.


Régis Labeaume au Stampede de Calgary

À lire aussi: Labeaume veut faire de l'argent
Le Journal de Québec - 15 juillet 2008

«Il faut profiter de tout ce qui se passe en 2008 à Québec pour se donner un plan de développement économique, pour aller vendre nos produits et services. »
M. Labeaume rentre à Québec plus déterminé que jamais à aller de l'avant avec le projet de transformer l'anneau de glace Gaétan-Boucher, à Ste-Foy, en un stade couvert qui servirait de centre d'entraînement dans l'Est pour l'élite canadienne de patinage de vitesse.

L'anneau de glace de Calgary inspire
Pierre-André Normandin - Le Soleil - 13 juillet 2008
Alors que l’administration Labeaume envisage la démolition de l’aréna Gilles-Tremblay à Beauport, elle projette sérieusement de couvrir l’anneau Gaétan-Boucher pour permettre aux patineurs de vitesse de s’y entraîner 12 mois par année.

Camp Vancouver 2008

Les membres des équipes de patinage de vitesse courte piste sont présentement à Vancouver pour un camp d'entraînement. Ils patineront sur la glace olympique du Pacific Coliseum situé dans le Pacific National Exhibition (PNE).


Photo V. Maltais
À suivre...

vendredi 4 juillet 2008

Mathieu Turcotte accroche ses patins

Claude Plante - La Tribune - 3 juillet 2008
SHERBROOKE

Mathieu Turcotte a annoncé officiellement qu’il mettait fin à sa carrière de patineur de vitesse.
Lors d’une conférence de presse tenue dans sa ville natale de Sherbrooke jeudi avant-midi, le médaillé olympique a mis fin à une longue carrière sportive.


Imacom, Christian Landry
C’est après de longues réflexions que l’athlète qui a passé dix ans au sein de l’équipe nationale a pris sa décision, a-t-il dit avec émotion.
Turcotte a pris part aux Jeux olympiques, où il a remporté trois médailles, soit le bronze sur 1000m et l’or au relais à Salt Lake City, et l’argent au relais à Turin.
L’athlète a également été champion de la Coupe du monde sur 500m en 2004-05. Il détient toujours le record du monde au relais avec ses coéquipiers François-Louis Tremblay, Steve Robillard et Charles Hamelin et a été Champion du monde par équipe pas moins de cinq fois.

En mars dernier, Mathieu Turcotte avouait à La Tribune songer à son avenir car les jeunes patineurs de courte piste commenceaient à lui souffler dans le cou.

Mathieu Turcotte prévoit maintenant concentrer ses énergies sur la compagnie de patins de course APEX qu’il a co-fondée il y a plusieurs années déjà.

Autres textes:

« Mathieu fait partie de la génération qui a vraiment fait connaître le patinage de vitesse courte piste au Canada. Il est de ceux qui ont captivé les foules et aidé le Canada à se tailler une réputation d’excellence sur le circuit international », a précisé M. Dupré, directeur général de Patinage de vitesse Canada.
M. Dubreuil, directeur général de la Fédération de patinage de vitesse du Québec, n’a pas manqué de souligner le legs de celui qui a passé dix saisons au sein de l’équipe nationale. « Ses qualités de patineur, mais aussi ses qualités humaines font de Mathieu un modèle à suivre pour les patineurs du Québec. »

Verstärkung für die Kurvenkratzer

Vous aurez compris qu'Éric Bédard quittera le Canada pour poursuivre sa carrière en Allemagne où il prendra charge de l'équipe nationale d'Allemagne.
BONNE CHANCE ÉRIC! On me dit que Dresden est une magnifique ville, anciennement de l'Allemagne de l'Est, et les gens y sont très accueillants. Tu n'auras pas de difficulté à te sentir bien là-bas. Mais ici tu nous manqueras.
Il est interviewé par Helmut Kraus, directeur de l'équipe nationale allemande.
Auch Short Track -Teamleiter Helmut Kraus hofft auf neuen Schwung für die „Kurvenkratzer“:

Eric Bédard ist ein ausgewiesener Fachmann. Wir sind froh, dass er diese spannende Aufgabe übernimmt und unsere Sportler auf dem Weg zu den Olympischen Spielen 2010 mit der Option bis 2014 betreuen wird.“ Eric Bédard: „Diese Sportlejr besitzen Potenzial“ Éric Bédard sera le nouvel entraîneur chef de l'Équipe allemende et nous sommes heureux qu'il prenne charge de notre équipe en vue desympiques de 2010 avec une option jusqu'en 2014
Monsieur Bédard – was haben Sie seit Turin 2006 gemacht? Qu'avez-vous fait depuis les Jeux olympiques de Turin?

Eric Bédard: „Nach dem Ende meiner aktiven Karriere im August 2006 war ich Chefcoach des Clubs Montréal-Inter und fungierte als Trainer Kanadas bei den Junioren-Weltmeisterschaften 2007 und 2008. Außerdem trainierte ich Eishockey-Profis im ,Power Skating’.“ J'ai terminé ma carrière de patineur en 2006 et poursuivi celle d'entraîneur en prenant la tête du Club Montréal-Inter et j'ai aussi agit comme entraîneur de l'équipe canadienne des Championnats du monde junior. Je donnais aussi des cours de Power Skating aux joueurs de hockey.

Was reizt Sie an der Aufgabe in Deutschland? Comment voyez-vous votre rôle en Allemagne?

Bédard: „Ich sehe sie als Chance, meine Erfahrungen aus der Zeit von drei Olympischen Spielen weiter zu geben. Ich coache sehr gerne und der Zeitpunkt für einen Wechsel erscheint mir optimal, knapp zwei Jahre von Vancouver 2010.“ Je le vois comme une chance de poursuivre ma carrière comme entraîneur et de faire profiter de mon expérience de 3 participations aux Jeux olympiques. Et ces 2 années qui viennent d'ici les Jeux de 2010 seront parfaites pour établir cette Équipe.

Begeben Sie sich hier auf Neuland, oder kennen Sie die DESG-Sportler? Connaissez-vous nos athlètes?

Bédard: „Natürlich habe ich in zwölf Jahren im internationalen Wettkampfgeschehen einige der deutschen Sportler kennen gelernt. Ich glaube, dass sie viel Potenzial besitzen.“ Bien sûr. Après douze ans de compétitions internationales, j'ai connu plusieurs de vos athlètes et je suis en mesure de constater qu'il y a un beau potentiel.

Wie werden Sie sich miteinander verständigen? Comment comptez-vous faire pour vous faire comprendre?

Bédard: „Ich versuche die deutsche Sprache zu lernen, aber wir werden uns erst einmal auf Englisch unterhalten. Das wird für uns alle am einfachsten.“Je compte prendre des cours d'allemand mais on commencera par se parler en anglais.

Ihre Visionen? Et vos objectifs?

Bédard: „Ich will mit zwei Staffel-Teams nach Vancouver zu den Olympischen Spielen reisen. Ein oder zwei Sportler sollten außerdem ein olympisches Finale erreichen.“ Mon objectif pour 2010 est d'y amener 2 équipes de relais et 1 ou 2 athlètes pourraient atteindre des finales dans les distances individuelles.

Wo leben Sie und Ihre Familie? Votre famille ? Où viviez-vous vous et votre famille?

Bédard: „Zuhause sind wir in Ste-Thècle, einem kleinen Ort in Québec. Dort wohnen meine Eltern und meine Schwester. Meine Freundin arbeitet in Montréal als Ernährungsberaterin für einige Sportarten im Kanadischen Olympischen Komitee. Sie war auch schon mit in Dresden und wird hin und wieder mit hierher kommen.“ Ma famille habite à St-Thècle, parents et une sœur. Ma copine est nutritionniste et travaille à Montréal entre autres pour le Comité olympique canadien.

Wann und wo beginnt das „Unternehmen Vancouver 2010“? Quand débuterez-vous le projet «Steps towards Vancouver 2010»?

Bédard: „Beim nächsten Trainingscamp, in München von 19. Juli bis 1. August.“ Avec un camp d'entraînement à Munich du 19 juillet au 1er août 2008.

samedi 28 juin 2008

Médaillée olympique en 2002, Marie-Ève Drolet de retour en piste

Progrès-dimancheSports, dimanche, 1 juin 2008, p. 101
St-Pierre, Johanne
LATERRIÈRE - Marie-Ève Drolet aura toujours le don de surprendre. Celle qui était considérée comme une surdouée du patinage de vitesse courte piste s'apprêterait à faire un retour sur le circuit canadien après cinq ans d'absence, avec, dans sa mire, une éventuelle participation aux Jeux olympiques de Vancouver en 2010.
La Laterroise, aujourd'hui âgée de 26 ans, se trouve au Nord de la Colombie-Britannique où elle travaille tout l'été à la plantation d'arbres.
Détentrice d'un baccalauréat en psychologie, la jeune femme complète présentement une formation de trois ans en acupuncture à Vancouver. Le volet théorique est terminé et il lui reste un an de stage pratique à effectuer. Mais auparavant, il semble qu'elle soit bien déterminée à effectuer un retour en piste.
En effet, des informations recueillies auprès de diverses sources indiquent que Marie-Ève Drolet s'est entraînée en solitaire durant tout l'hiver à Thunder Bay, en Ontario, où elle a séjournée au cours des derniers mois, et a même perdu les quelques livres en trop qu'elle avait prises depuis qu'elle avait cessé la compétition intensive. Des journalistes l'ayant reconnue, elle a même accordé une entrevue à une station radiophonique de Sudbury.
Sa mère, Jacinthe Couture, s'est limitée à confirmer que sa fille voulait renouer avec la compétition, préférant nous référer à Marie-Ève en ce qui concerne ses intentions. Toutefois, la principale intéressée n'a pu être contactée en raison de l'endroit où elle se trouve.


Crédit : Getty Images/MIRALLE Donald
Salt Lake City, Salt Lake Ice Center, 23 février 2002: la Chinoise YANG (S) Yang 3e et la Canadienne Marie-Eve DROLET, 4e, en action lors de la finale du 1000m de patinage de vitesse sur piste courte pendant les XIXes Jeux Olympiques d'hiver.

Joint hier, Yves Hamelin, directeur du programme national courte piste, a confirmé que Marie-Ève Drolet a effectivement fait part de ses intentions de renouer avec la compétition auprès du comité Haute performance courte piste, présidé par Tom Overend. Selon le peu d'informations dont il dispose, la jeune femme a validé ses possibilités concernant son retour en s'informant du processus à suivre. Elle a aussi manifesté son intention de participer à la qualification régionale de son secteur qui aura lieu en novembre, compétition qui permet de se qualifier pour le 2e rendez-vous des essais canadiens tenus en janvier 2009.

Processus
En effet, la première des trois sélections nationales aura lieu la troisième semaine de septembre, ce qui ne lui laisserait pas suffisamment de temps pour se préparer. De plus, le nouveau processus fait en sorte que seuls les 16 premiers hommes et les 16 premières femmes au classement participent à cette étape.

Pour le second rendez-vous par contre, un autre groupe des 16 meilleurs, issus des qualifications dites régionales, viendront se greffer aux premiers et tenteront de gagner leur place au sein de l'équipe nationale dans le cadre des championnats canadiens tenus en janvier et qui font office de sélection.

Le dernier coup de patin de Turcotte

Radio-Canada - 26 juin 2008 -

Photo: AFP/Matthew Stockman/Getty Images
Mathieu Turcotte

À 30 ans, l'heure de la retraite semble avoir sonné pour Mathieu Turcotte.
Patinage de vitesse Canada a convoqué une conférence de presse le 3 juillet. Turcotte devrait faire une annonce importante concernant sa carrière. [...] Parallèlement à sa carrière de sportif de haut niveau, il a créé son entreprise. Il est président et cofondateur d'APEX, une compagnie spécialisée dans la fabrication de patins de course.
Turcotte deviendra donc le deuxième vétéran à accrocher ses patins. Jonathan Guilmette a pris la même décision au terme de la saison.

Éric Bédard s'exile en Allemagne

Le Nouvelliste (Trois-Rivières)Sports, mardi, 24 juin 2008, p. 34

L'Heureux, Serge - 24 juin 2008
Trois-Rivières - Snobé par l'équipe nationale de patinage de vitesse courte piste au Canada, Éric Bédard a décidé de se tourner vers l'Allemagne pour poursuivre son apprentissage sur la scène internationale. L'ancien patineur de Sainte-Thècle, devenu entraîneur du Club Montréal International en 2006, a en effet accepté le poste d'entraîneur-chef de l'équipe nationale allemande de courte piste. Dès le 20 juillet prochain, Bédard ira donc s'installer à Dresde, dans l'ancienne Allemagne de l'Est, pour les deux prochaines années. Les premiers contacts avec les Allemands remontent à mai dernier.

"Ce sont eux qui m'ont appelé", précise celui qui s'est rendu en Allemagne, du 9 au 19 juin derniers, pour "épier" l'équipe et... négocier. "Ils m'ont fait une offre que je ne pouvais pas vraiment refuser", ajoute Bédard, qui a obtenu tout ce qu'il voulait, c'est-à-dire la responsabilité complète du programme courte piste. "Je vais être responsable de toute la structure, des participations en Coupe du monde et du développement des meilleurs juniors pour les Jeux de 2014."
Bédard n'a jamais caché son intention d'accéder au niveau international, avant même de mettre un terme à sa carrière de patineur après les Jeux de Turin en 2006. Il avait même eu des contacts avec certains pays, dont la France, mais l'offre des Allemands était trop belle pour qu'il puisse la refuser, malgré les sacrifices qu'elle entraînera.
"C'est certain que c'est une grosse décision, ça n'a pas été évident, reconnaît-il. J'ai pensé aux conséquences de ce que je laisse ici, de la famille et de l'avancement du sport, mais si je veux poursuivre mon cheminement pour atteindre mon objectif d'être parmi les meilleurs coachs au monde, je ne pouvais pas passer à côté de ça. Ce n'est pas un coup de tête."
En Allemagne, Bédard prendra en mains une équipe de milieu de peloton, qui n'a jamais gagné une médaille individuelle en Coupe du monde.
"Ils sont moins forts que le Canada, c'est clair, reconnaît-il. Mais leur équipe de relais a déjà gagné le Championnat d'Europe, et a participé aux derniers Jeux olympiques. Les Allemands se situent dans le groupe des 4 à 12 meilleures équipes, selon moi."
À Dresde, Bédard dirigera une quinzaine d'athlètes, dont quatre ou cinq juniors, dans des installations incomparables, selon lui.
"C'est le complexe idéal pour s'entraîner, dans un aréna tout neuf avec deux patinoires olympiques et toutes les installations nécessaires. Il n'y a rien de comparable au Québec. En plus, les Allemands sont avancés dans les technologies de pointe reliées au sport; en travaillant avec une équipe nationale, ça donne accès à des ressources qu'un club comme Montréal Inter ne peut pas me donner."
Bédard a signé une entente - avec voiture et appartement - jusqu'en avril 2010, soit après les Jeux de Vancouver. À ce moment-là, il pourrait opter pour un retour au Canada ou... quatre autres années en Allemagne.
"Si je veux coacher au Canada, j'aurai pris de l'expérience au niveau international, et démontré que je suis capable de bâtir un pays et de l'amener aux Olympiques. Mais je peux aussi décider de rester en Allemagne si je me plais dans ce milieu-là, et dans leur structure", souligne-t-il.
Sa décision a été accueillie de façon mitigée par le club Montréal Inter. "D'un côté, ils sont super contents pour moi, mais, de l'autre, ils sont déçus pour les athlètes. On a quand même bâti quelque chose de bien, ces deux dernières années", assure Bédard, qui aura d'ailleurs son mot à dire dans le choix de son successeur. Après ça, un nouveau défi l'attend en Allemagne.
"C'est toute une aventure! Mais je pense qu'il y a quelque chose d'intéressant à bâtir dans ce pays-là. Je vois ça comme une expérience qui va m'amener du positif", conclut-il.